20 juillet 2008
Le jour où j'ai refait du vélo à Toulouse
Cette partie semble la moins dense de mon summer trip, peut-être parce qu'on a passé beaucoup de temps à végéter et que Vincent travaillait à plein temps pendant ces trois jours... Toujours est-il que ça reste un aussi bon souvenir que le reste du voyage. De ces trois jours, je regrette de ne pas avoir pris du tout de photo... C'est un fait.
lundi 16 juin 2008
9h : réveil sur un parking à Nîmes après une nouvelle nuit moyenne. La vie a reprise son cours, vue la circulation devant nous. On se prépare doucement et on part à pied vers la gare de Nîmes où Jeufeu et Axeul prennent le train à 10h30 pour rentrer en Bretagne. Du coup, j'ai pas mal de temps devant moi, je dois juste être à Toulouse dans la soirée. Je préfère quand même quitter Nîmes assez vite histoire d'éviter le blues d'après concert, maintenant que tout le monde est parti et que la vie reprend normalement. Radiohead est d'ailleurs probablement déjà loin (en fait, il se trouve que non, mais c'est une autre histoire). Je quitte donc le superbe centre ville sans y être repassé, m'arrête faire deux-trois courses en périphérie puis quitte définitivement l'agglomération à 12h30.
14h : à la bifurcation de Narbonne, je décide sur un coup de tête de retourner à Port-la-Nouvelle (pour un détour de quinze kilomètres) où j'avais passé mes vacances quand j'étais tout petit. J'ai de vagues mais de plutôt bons souvenirs de ces vacances. Malheureusement, je tombe à la plus mauvaise période. Il n'y pas un chat, il y fait froid, et tous les habitants sont occupés à réparer leur bar, leur location avant l'arrivée des vacanciers. Pas la moindre trace de ces mêmes vacanciers, tout juste trois jeunes probablement de la région qui vont se baigner. Et ce, à peine deux semaines avant l'ouverture de la saison. Le pire, c'est que ça pue le poisson dans toute la ville. La faute au port de pêche probablement occupé par les mouvement sociaux à la SNCM... Pour le coup, je ne suis pas resté bien longtemps dans la ville, plutôt déserte, peut-être une trentaine de minutes mais guère plus. Retour à la destination d'origine : Toulouse.

16h : j'arrive en périphérie de Toulouse et grâce au bon téléguidage sur l'autoroute de Vincent, je repère rapidement sa maison et gare la Fiat Punto 55s blanche de 1996. Plutôt que de l'attendre plus d'une heure à la porte, je préfère filer à pied vers le centre ville de Toulouse à trente minutes d'ici, j'ai bien noté la quantité de stations Vélib mais n'ose m'y approcher de peur de sombrer du côté obscur de la Force. Pas de bol, il commence à pleuvoir. Je fais un tour rapide dans les avenues commerçantes puis rebrousse chemin pour retourner chez Vincent qui devrait arriver chez lui et m'accueillir comme prévu. A un arrêt de bus, Vincent me reconnaît. Embrassades générales et il m'invite à rentrer avec lui plutôt. Debriefing : on s'est pas vus depuis un an. On arrive, on décharge la voiture. Tour du propriétaire et on se pose trente minutes. Forcément, plein de choses à dire et à prévoir pour la suite des évènements.
18h30 : miracle, il recommence à faire beau sur Toulouse. Direction le centre ville en vélo (oui, j'ai finalement succombé) pour aller sur une terrasse de café tranquille. Là, une grande gueule se pose à côté de nous et commence, sûr de lui, à nous faire la conversation. Il est assez drôle et pas trop prise de tête, mais surtout il nous offre à boire à volonté sans qu'on ait rien demandé. J'aime déjà Toulouse. Direction le Subway, que je découvre (le fast-food, pas le métro, que j'aurai même pas vu des trois jours). A vélo, après deux pints, c'est déjà un peu plus compliqué. On se pose sur la Garonne pour aller manger, où un SDF nous chauffe un peu. (passage censuré). On continue la soirée dans un bar à bières sympa. Avant de rentrer chez Vincent, toujours à vélo, pour finir la soirée tranquillement. L'occasion pour moi de découvrir RFactor et le championnat FFSCA. Cool. En attendant la course de mercredi.
0h : Dodo. Crevé. Enfin, une vraie nuit. Enfin dans un vrai lit.
mardi 17 juin 2008
11h : lever assez tard après une bonne nuit (enfin). Je déjeune rapidement et vais dans un centre commercial m'imprégner des prix des indispensables du camping (tente, sac de couchage, glacière...). Je repasse chez Vincent et repars à l'aventure dans les rues de Toulouse, à bord d'un super vélo, pour la même mission.

17h : retour à la base où j'accueille mon hôte qui rentre du boulot. Départ pour le centre ville et le même bar que la veille pour assister au match France-Italie, avec des amis de Vincent. Un grand match de football sans aucun doute. Le repas se résumera à 36€ de bières et de succulents tapas (c'est une découverte pour moi). D'ailleurs, j'aimerais beaucoup retenter l'expérience. C'est assez cher, mais super agréable quand même. Bref, un carton rouge, un penalty et une défaite plus tard, retour au bercail pour un briefing de la prochaine journée où on doit tout acheter pour Magny-Cours.
0h : je m'endors sur le plus parfait morceau de musique qui soit pour l'occasion.
mercredi 18 juin 2008
10h30 : lever et direct, grosse flemme de me faire à manger donc prise d'un vélo pour déjeuner au McDo du centre ville. J'en suis à expliquer aux autochtones (exclusivement des demoiselles par ailleurs) comment le système de Vélib marche. Soit les gens du sud ont vraiment le sens du contact, soit il y a marqué "touriste sympa' sur mon front. Achat rapide d'une tente et d'un sac de couchage, comme prévu.
17h30 : retour à l'appart' avec Vincent. La suite de la soirée sera chronométrée à la seconde. On commence par retourner dans le centre à vélo où on achète les places pour Magny-Cours (enfin), non sans rencontrer une jolie fille qui nous accoste très chaleureusement et nous occupe pendant la queue à la Fnac avec un accent ravageur. Nouvelle terrasse de café pour se réhydrater car il fait vraiment trop chaud.

19h : direction Labège pour courses alimentaires pour la Grande Excursion. Je me fais remettre à ma place par la caissière, chaud ! (on ne met pas les chips sous le pack de bière, voyons...). Puis, retour à l'appart' pour assister à ma première course de la FFSCA. Dejà les qualifs sont réalisées à la va-vite à cause d'un contre-temps. Ensuite, la course 1 est avortée pour une déconnexion. C'est ça, RFactor ?? On en profite pour manger rapidement avant la deuxième course qui, elle, sera vraiment intéressante.
En effet, le logiciel est super puissant. Le réalisme est vraiment sympa. L'interactivité entre les pilotes disséminés de par le monde est impressionnante. Appartenir à une telle communauté a l'air intéressant. je suis vraiment surpris par le côté interactif très développé. Super intéressant. Même si les résultats bruts le sont moins. N'est-ce pas ??
23h : débriefing sympa au micro/casque avec les autres pilotes du Phoenix Racing Team. L'occasion de partager des impressions et des anecdotes avec des gens sympas...
0h : attention, gros dossier : place à la préparation au départ. Après avoir coupé la poire en deux, on décide de partir ni trop tôt, ni trop tard de Toulouse le lendemain matin. On partira donc à 8h. On avait un moment pensé partir dès qu'on était prêt soit autour de 1h du matin, et arriver à Magny vers 7h où on aurait dormi en attendant le début des festivités. Mais faire la route de nuit me paraissait un peu tendue, cette fois-ci. Grand rangement de l'appartement et des affaires qu'on emmènera. Préparation de la bouffe en tant qu'assistant.

2h : dodo. Encore une fois, la nuit va être courte...
jeudi 19 juin 2008
7h30 : gros oupss, réveil à la bourre. Partir à 8h va être un peu tendu. Préparation rapide, comme d'habitude, de toute manières, je mangerai dans la voiture. Transvasement rapide dans la Fiat Punto blanche 55s de 1996. On remet à balle d'eau dans la voiture, et hop...
8h15 : départ officiel pour Magny Cours. L'autoradio n'en fait qu'à sa tête et ne veut plus lire les fichiers MP3, ce qui veut dire qu'on devra se contenter de la radio, pendant les cinq heures de route qui sont devant nous. Damned. Autoroute FM 107.7 woujhouhouhou.
8h30 : début d'un no man's land jusqu'à Clermont, identique à celui entre Paris et Beaune, au vallonnement près. Que la France est pauvre. Vincent ne tiendra pas bien longtemps. Mon dieu, on a oublié les bières dans le frigo à Toulouse !!! On opère une pause entre Clermont et Moulins. Titine tient carrément bien la route !
13h : arrivée dans Magny Cours, enfin !
Commentaires
Super!
Chouette article!
C'est vrai que les soirées étaient chargées mais c ca que j'aime!! Ici ca me manque et je me fais chier du coup. et en plus rien foutre entraine le non volonté de foutre qq chose!
La Fiat Punto Blanche 55S de 1996
J'adore ce point de repère dans tes articles!
Que de bons moments!
En espérant que la Belgique nous fasse retrouver nos regards d'enfants de 2006 qui se sont transformés en regards de vieux cons blasés de tout de les années suivantes! Mais que ca restait tordant!




