10 juillet 2008
Le jour où j'ai vu Radiohead dans les Arènes de Nîmes
Samedi 14 juin 2008 (suite)
14h : départ pour Nîmes, dans la bonne humeur. On sait que la route sera longue, mais dans sept heures, comme le dit Viamichelin, nous devrions y être. Direction l'autoroute A6 et là, commence un no man's land interminable (trois heures) : de Fontainebleau jusqu'à Beaune. C'est long. Très long, la fatigue se fait sentir, d'autant plus qu'il n'y pas un chat sur la route. Mes équipiers ont sombré depuis longtemps. Modeselektor ne fait qu'entrecouper leur sommeil.
17h : enfin Beaune et la Saône. Enfin des paysages et de la circulation pour me persuader que je suis bien concentré sur la route. Finalement, on arrive assez rapidement à Lyon. On s'arrête à la sortie du périphérique de Lyon avant de reprendre l'autoroute en direction du sud. Le café et la pause font du bien. Il est 19h, et si Lyon est à la moitié de notre route, alors celle-ci est beaucoup plus longue que prévue. Peut-être n'arriverons-nous à destination que demain midi. Changement de pilote. Jeufeu prend la suite.
20h : il s'avère qu'on va plus vite que prévu... En route pour Nîmes ! L'optimisme est de retour !!
21h : McDrive puis dîner dans une grande avenue dans Nîmes. Première remarque, les gens n'ont pas l'accent du sud, dommage... Bien contents d'être arrivés quand même.
21h30 : on sort pour visiter le centre ville et se mêler aux autochtones. Dans les rues piétonnes, bien remplies par ailleurs, une musique retentit. On la suit et se retrouve soudain devant les Arènes, au début du premier gig de Radiohead. Wouhou !! c'est beau. Photos. Il fait bon vivre à Nîmes ! On note que la lumière est particulièrement travaillée ici. Et puis, on se rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, on attendait le métro à Saint Ouen, à la recherche d'une Fiat Punto blanche de 1996. Saki, autre connaissance de Jeufeu, nous rejoint. On investit la place des Arènes, le Café de la Grande Bourse. Opération dégustation sur doux fond musical (concert de Radiohead, en direct) et lumière tamisée. On bave...
0h : fin du gig de Radiohead, qu'on a pu suivre en intégralité, depuis l'extérieur. La setlist était sympa : ça promet pour demain... Toute la foule sort et investit les bars les plus proches. Saki, lui, nous quitte. Visite improvisée de Nîmes by night. C'est cool. Je suis amoureux de la ville, du beau temps, de mes vacances...
2h30 : il est temps de plier bagage. Recherche d'un endroit calme où dormir dans la voiture, puis à 3h, dodo (après 40h d'éveil).
dimanche 15 juin 2008
10h : lever difficile après une nuit moyenne dans la voiture... préparation rapide. On réinvestit le Café de la Grande Bourse, au pied des Arènes. Le cadre est toujours aussi joli. C'est vraiment reposant. Saki nous rejoint et comme promis nous offre une chouette et très documentée visite de la ville de Nîmes et de ses innombrables fiertés. Place Carrée, Maison des Arts, thermes, Tour Magne, tout y passe. Déjeuner au Café de la Bourse. Puis café, encore...
17h : retour rapide à la voiture pour laisser un maximum d'affaires avant le début de la soirée tant attendue, le concert de Radiohead. J'ai gardé en souvenir le concert donné à Rock en Seine en 2006 où on était tous comprimés dans la foule, à la limite du supportable (obligé de sautiller sans arrêt pour ne pas se faire écraser les pieds). Sans parler des mouvements de foule au début du concert qui m'avait fait renoncer à ma bonne place, proche de la scène. La pression monte : on craint un peu le pire, mais on a tout de même hâte d'y être.
18h : début de l'attente sur la grande place. On gagne des badges The Big Ask, le grand mouvement écolo anglais auquel participe activement Thom Yorke, et qui m'insupporte un peu. Pas trop de foule, ce qui est encourageant. Il commence à pleuvoir. D'ailleurs, je ne suis pas contre un peu de pluie pour le concert, pour se rafraichir un peu (car ce devrait être affreux à l'intérieur, une fois les hostilités démarrées), et puis parce que Radiohead reste un groupe un peu triste, quand même. On s'endort un peu. Les files se forment à mesure que la foule commence à s'amasser. Dans la nôtre, un groupe de marseillais se moque gentiment d'un gars de la sécurité qui tourne en rond. Tout le monde rigole....
19h : entrée dans les Arènes. L'intérieur est magnifique. La scène est beaucoup plus petite qu'à Rock en Seine. Rien à voir. Quant au sol, il est bitumée, ça casse un peu le mythe. La bière, elle, est à 5€. On se pose dans la fosse. Je suis surpris de voir qu'il n'y a pas trop trop de monde. Surtout comparé à Rock en Seine où, quatre heure avant le concert, énormément de monde avait déjà bien choisi sa place. On profite d'avoir un peu d'air avant la mort annoncée dans une heure trente, et on s'assoit.
20h : il faut se lever car il commence à y avoir beaucoup de gens dans la fosse. Mais encore une fois, rien à voir avec Rock en Seine. La soirée s'annonce nettement plus agréable, posée et moins mortelle. Cool. La nuit commence à tomber. Je regrette déjà de ne pas avoir pris d'appareil photo. Certaines des photos qui suivent et celle qui précède viennent d'ici. Merci à Pomme Granny donc... D'ailleurs, on nous voit sur une photo de son dossier.
20h30 : début de la première partie : Bat for Lashes. Ambiance sympa. musique électro douce pour une mise en bouche parfaite. En plus, la chanteuse est jolie, à défaut d'être hyper hyper charismatique. Les chansons s'enchainent. Ca déroule. C'est cool. La chanteuse reproche gentiment au public d'être un peu mou. Pas de réaction. Dernière chanson. Le public est plutôt content que ce soit la fin. Dommage, même si j'avoue moi aussi que deux heures de ce concert eut été long. La demoiselle méritait quand même un peu plus de respect. Anyway. A posteriori, connaissant désormais leur dernier album, les revoir en concert serait un plaisir, et je regrette de ne pas avoir plus apprécié le concert.
21h15 : on est parti pour la dernière ligne droite. Les lumières s'allument sur le public. Le reggae retentit. Plus que 30 minutes avant Radiohead. Des olas sont lancés. Des avions en papiers sont jetés depuis le haut des Arènes, sous les applaudissements de tout le public. L'ambiance est bon enfant. Dans la fosse, on commence à chercher une bonne place sans trop gêner les autres. Le reggae s'arrête. Puis reprend. Fausse alerte. Trois fois. On apprécie cependant le choix de la musique d'avant concert, qui participe à l'ambiance...
22h : cette fois, c'est la bonne. Les lumières s'éteignent, il fait noir. La musique d'intro du concert démarre. Radiohead investit la scène. Ca commence fort. 15 Step, un des morceaux que je préfére, idéal pour démarrer un set. Les lumières et l'écran sur la scène s'allument. Radiohead maitrise et le son dans les Arènes (rien à voir Rock en Seine), et l'image. Le décor est vraiment joli. Encore une fois, c'est l'artillerie lourde.
Les morceaux défilent. Le son est parfait. Les images très jolies. Je trouve juste le public un peu mou. En tout cas, le groupe a l'air de s'amuser. Il nous remercie beaucoup, avec des grands sourires, des hochements de la tête. Après Just, le public ne cesse d'applaudir pendant une longue minute. C'est assez fort... De même, pendant Faust Arp, pas un seul bruit ne vient interrompre le chant bas de Yorke, à en donner des frissons dans le dos. Le groupe a l'air vraiment libéré. La sérénité est le sentiment que je garderai du concert. Ils ont l'air de s'amuser sans se prendre la tête. Et le public répond présent. En plus, à deux-trois titres près, la setlist est vraiment pas mal.
Deuxième rappel, Thom Yorke vient jouer un titre de son album solo (une première), seul au piano. Encore une fois, pas un bruit. Génial. Le public et les autres membres le félicitent de la performance. Colin, le bassiste en profite pour le prendre dans ses bras, dans l'hilarité, preuve que le groupe s'amuse aussi. Radiohead a littéralement changé depuis la sortie de l'album In Rainbows, comme si un poids énorme s'était envolé, laissant place à la sérénité.
25 morceaux et 2h08 plus tard, c'est la fin. C'était juste énorme. Pas forcément de morceaux que je retienne plus que d'autres. Juste une ambiance bon enfant, des images plein la tête, un public qui a répondu présent et un groupe qui s'est amusé. M'ont juste manqué Like Spinning Plates, Talk Show Host et The National Anthem (pourtant joués la veille)...
0h30 : on sort des Arènes. Direction un bar tranquille pour le debriefing de rigueur. On passe ensuite une nouvelle fois devant les Arènes où les camions sont là pour tout démonter. C'est déjà triste.<
2h: on prend la voiture, comme la veille, pour chercher un endroit tranquille où dormir. Ca y est, Nîmes, c'est fini...
Commentaires
j'y étais aussi c'était le plus beau concert de ma vie...











